L'Hôtel Peron

L’Hôtel Peron est sans doute le plus ancien hôtel marseillais ayant gardé son appellation d’origine. Idéalement placé entre la plage des Catalans et le Vallon des Auffes, face au « grand bleu »,  l’hôtel Peron est en effet sur le point de fêter ses 100 ans. L’occasion, pour La Marsiale, d’évoquer cet établissement mais aussi ses alentours à travers, bien sûr, les cartes postales anciennes.
La Marsiale tient à informer ses fidèles lecteurs qu’elle ne possède aucun lien d’intérêt en relation avec cet hôtel ou ses propriétaires,  et que cet article n’a pas été rédigé en échange d’une nuitée offerte dans la plus belle de leurs 21 chambres. [à notre plus grand regret, NDLR…]

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→ Avant de nous rendre à l’hôtel Peron, en venant du Vieux-Port, faisons donc une halte aux Catalans, en pleine urbanisation, à la fin des années 50. La résidence Charles Livon est sur le point d’être terminée, sous l’indifférence des baigneurs venus se rafraichir en cette chaude journée estivale.
← La plage des Catalans est la plus proche du centre ville. Longtemps privée et payante, elle est de nouveau gratuite depuis 2004. L’immeuble principal n’a pas perdu quelques étages depuis, il s’agit simplement d’un effet d’optique.

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→ Remontons la Corniche…et le temps car cette carte postale date du milieu des années 50. La résidence Charles Livon, en construction sur une vue précédente, n’est pas encore sorties de terre. Le palais du Pharo apparait encore à gauche de l’immeuble des Catalans construit en 1931.
← Nous sommes ici au milieu des années 60. A présent, le palais du Pharo a disparu derrière les nouvelles constructions. Au premier plan, cette avancée en béton appuyée sur les rochers a depuis été détruite.

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→  Nous voici enfin devant l’hôtel Peron. L’architecture est du style « Art Déco » avec ses fenêtres en encorbellement et ses hublots. 21 chambres sont réparties sur les 4 niveaux.
← Cet hôtel a su préserver son cachet d’origine en évitant notamment les extensions architecturales qui auraient dénaturé la personnalité même de cet établissement. 

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→  Un petit tour derrière l’hôtel, dans la rue Fégier, laisse apparaitre un concurrent bien plus modeste, dans cette carte postale des années 60.
← Aujourd’hui, l’hôtel des bains n’existe plus.

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→ Laissons momentanément l’hôtel Peron pour nous diriger vers le vallon des Auffes et Malmousque. A gauche, une étrange bâtisse qui semble tenir en équilibre sur les rochers. Il s’agit de « la boite d’allumettes », comme l’avaient nommée les marseillais. Sur la droite, le monument aux morts de l’armée d’Orient n’a pas encore été érigé. Nous sommes donc avant 1927.
← La « boite d’allumette » a été détruite à la fin des années 50, à la grande satisfaction, je suppose, des occupants de l’immeuble d’en face qui peuvent enfin jouir de la vue maritime. Le monuments aux morts de l’armée d’Orient et des terres lointaines trône désormais au-dessus des flots.

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↔ Avant de rejoindre le vallon des Auffes, qui sera notre prochaine étape, retournons nous une dernière fois pour contempler l’hôtel Peron. Remarquez, en face de celui-ci, un restaurant du même nom, bien qu’il s’agisse désormais d’un établissement indépendant de l’hôtel.

D'autres cartes postales

A voir aussi

Plan tiré d'un fascicule publicitaire de l'hôtel Peron, datant de la fin des années 60.
Le restaurant Peron photographié au début des années 60. (Tous droits réservés)
Une carte de visite de l'hôtel, à la fin des années 60.